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Mercredi, 03 Juin 2009 21:35 |
En ce mercredi, la monnaie unique européenne a perdu une partie de ses gains accumulées lors des séances précédentes face au dollar en raison de la publication du PIB de la zone euro. Ce dernier s'est affiché en net repli au premier trimestre, accusant une baisse de 2,5%. Sous l'effet de cette annonce, alors que les investisseurs du marché des changes croient en une reprise prochaine de l'économie des pays industrialisés, l'euro a baissé face au dollar, restant toutefois en bonne forme face au yen.
A la veille de la réunion de la Banque Centrale Européenne, Angela Merkel a par ailleurs lancé une attaque en ordre contre la politique suivie dernièrement par l'institut monétaire. Alors que Jean Claude Trichet devrait dévoiler demain le détail des mesures non conventionnelles prises par le Conseil des gouverneurs, la chancelière allemande s'est justement élevée contre ces mêmes mesures lors d'une conférence donnée à Berlin selon le quotidien Financial Times. Selon le journal, Angela Merkel aurait affirmé que la BCE a cédé aux pressions internationales, en référence aux politiques monétaires suivies par la Banque d'Angleterre et la Fed. Selon elle, « il faut éviter d'agir comme les autres banques centrales ». De tels propos peuvent en tout cas surprendre de la part de Berlin, qui est plutôt connue pour sa réserve. A l'inverse, à Paris, c'est presque un sport national dans les milieux politiques et économiques de critiquer la politique monétaire de la BCE, stigmatisant souvent son incohérence. Pour autant, cette attaque apparaît assez peu justifiée car la politique monétaire de la BCE, notamment le rachat d'obligations pour un montant de 60 milliards d'euros, semble adaptée à la situation économique. Au demeurant, Berlin ne propose pas de solution alternative.
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